J'ai déjà parlé à plusieurs reprises, sur ce blog comme sur l’autre, de l’importance pour un avocat de bien maîtriser la procédure.
J’en ai chaque jour la confirmation dans les affaires que l’on me confie.
Il est, en effet, nécessaire de s’y connaître en procédure notamment pour gagner en crédibilité devant un client qui vous demande comment vous comptez précisement mener à bien le contentieux qu’il vous a confié mais aussi pour éviter que votre confrère ne soulève une nullité de procédure qui réduirait à néant tous les actes accomplis et engagerait de facto votre responsabilité.
Le plus étonnant dans cette situation tient au fait que je m’aperçois que ce qu’il faut savoir en matière de procédure ne se trouve pas toujours dans les excellents ouvrages que sont « Le petit traité de l’écrit judiciaire » ou encore « Droit et pratique de la procédure civile ».
Les actes de procédure et autres démarches que font quotidiennement les avocats nécessitent bien souvent, outre les connaissances juridiques une certaine pratique ou, à défaut, les conseils d’un avocat expérimenté.
Selon certains, les avocats seraient comme les bons vins. Il se bonifieraient avec l’âge.
L’astuce, quand on est un avocat junior, consiste à tenter de se bonifier le plus rapidement possible au contact d’avocats seniors afin d'obtenir un savant mélange entre théorie et pratique.
mercredi 17 décembre 2008
jeudi 11 décembre 2008
Damages
Tout collaborateur junior est soumis à la pression qui consiste à s’efforcer de satisfaire aux exigences du cabinet qui l’embauche.
La traditionnelle période d'essai de 3 mois, renouvelable une fois, contribue d’autant plus à cet état de fait. Le collaborateur junior est sur un siège éjectable qui l’oblige, outre la rigueur propre au métier qu’il exerce, à une vigilance toute particulière au motif qu’aucune faute (ou presque) ne lui sera pardonnée.
Quand vous ajoutez à cela le contexte de la crise économique qui pousse certains cabinets à geler leur recrutement jusqu’à nouvel ordre, quand d’autres remercient purement et simplement certains de leurs collaborateurs en raison d’une baisse chronique d'activité, vous obtenez probablement l’une des périodes les moins propices pour commencer à exercer ce métier depuis bien des années.
Certains de mes amis, qui recherchent activement une collaboration depuis les résultats du CAPA, se voient d’ailleurs répondre inlassablement qu’en cette période de crise les embauches ne sont pas d’actualité ou (de façon plus diplomatique) que les équipes des cabinets sollicités sont pour l’instant complètes.
Parce qu’en période de crise, toutes les spécialités du droit ne sont pas logées à la même enseigne, il semble, et ce d’après les retours que j’en ai, que le droit social se porte très bien (et pour cause) et soit actif en terme de recrutement, que la fiscalité fasse toujours recette alors que le droit bancaire et le droit de l’immobilier sont (sans surprise) assez sérieusement touchés.
Les cabinets d’avocats ne subiraient pas la récession de la même façon. Aux dires de certains, les très grosses structures anglo-saxonnes qui facturent traditionnellement assez chers leurs services seraient, une fois n’est pas coutume, un peu plus touchés par la crise que ne le sont les petites ou moyennes structures.
Au-delà d’une question de taille, on m’a également rapporté que les cabinets spécialisés dans le contentieux s’en tiraient mieux que ceux qui avaient fait du conseil leur socle d’activité.
En temps de crise, le recours au conseil d’un avocat apparaîtrait comme une charge sur laquelle il est possible de rogner tandis que la défense devant les tribunaux reste une nécessité.
La traditionnelle période d'essai de 3 mois, renouvelable une fois, contribue d’autant plus à cet état de fait. Le collaborateur junior est sur un siège éjectable qui l’oblige, outre la rigueur propre au métier qu’il exerce, à une vigilance toute particulière au motif qu’aucune faute (ou presque) ne lui sera pardonnée.
Quand vous ajoutez à cela le contexte de la crise économique qui pousse certains cabinets à geler leur recrutement jusqu’à nouvel ordre, quand d’autres remercient purement et simplement certains de leurs collaborateurs en raison d’une baisse chronique d'activité, vous obtenez probablement l’une des périodes les moins propices pour commencer à exercer ce métier depuis bien des années.
Certains de mes amis, qui recherchent activement une collaboration depuis les résultats du CAPA, se voient d’ailleurs répondre inlassablement qu’en cette période de crise les embauches ne sont pas d’actualité ou (de façon plus diplomatique) que les équipes des cabinets sollicités sont pour l’instant complètes.
Parce qu’en période de crise, toutes les spécialités du droit ne sont pas logées à la même enseigne, il semble, et ce d’après les retours que j’en ai, que le droit social se porte très bien (et pour cause) et soit actif en terme de recrutement, que la fiscalité fasse toujours recette alors que le droit bancaire et le droit de l’immobilier sont (sans surprise) assez sérieusement touchés.
Les cabinets d’avocats ne subiraient pas la récession de la même façon. Aux dires de certains, les très grosses structures anglo-saxonnes qui facturent traditionnellement assez chers leurs services seraient, une fois n’est pas coutume, un peu plus touchés par la crise que ne le sont les petites ou moyennes structures.
Au-delà d’une question de taille, on m’a également rapporté que les cabinets spécialisés dans le contentieux s’en tiraient mieux que ceux qui avaient fait du conseil leur socle d’activité.
En temps de crise, le recours au conseil d’un avocat apparaîtrait comme une charge sur laquelle il est possible de rogner tandis que la défense devant les tribunaux reste une nécessité.
samedi 6 décembre 2008
Arrêt sur images
Je viens de finir une semaine que je peux qualifier sans peine de...pleine.
Il m'a fallu m'occuper du suivi des dossiers en cours, rendre des consultations pour des clients, rédiger des contrats, (relever la toque), communiquer des pièces et des informations à des confrères ou encore assister à des audiences de mise en état. En bref, la semaine type, et somme toute assez classique, d’un collaborateur junior.
Au delà de la satisfaction que je peux éprouver à m'en être sorti honorablement, le principal enseignement que j'ai pu tirer de cette semaine chargée tient finalement au fait d'avoir (enfin) cerné la façon dont fonctionnent les principaux associés et collaborateurs avec lesquels je suis amené à travailler régulièrement au sein du cabinet.
Quelques associés souhaitent être tenus au courant jour après jour de l'évolution des dossiers que je traite. Certains ne se préoccupent que du résultat final alors que d'autres collaborateurs prendraient mal le fait de ne pas avoir eu à donner leur aval à l'envoi d'un simple courrier ou à d'un fax anodin.
Ce décryptage de la méthode de travail ainsi que des attentes des uns et des autres est censé, s'il se confirme dans le temps, m'apporter un précieux gain de temps et d'énergie.
Pourvu que la semaine prochaine ne vienne pas battre en brèche mes toutes nouvelles certitudes et ne contredise pas l'image que je me fais des volontés des uns et des autres.
Il m'a fallu m'occuper du suivi des dossiers en cours, rendre des consultations pour des clients, rédiger des contrats, (relever la toque), communiquer des pièces et des informations à des confrères ou encore assister à des audiences de mise en état. En bref, la semaine type, et somme toute assez classique, d’un collaborateur junior.
Au delà de la satisfaction que je peux éprouver à m'en être sorti honorablement, le principal enseignement que j'ai pu tirer de cette semaine chargée tient finalement au fait d'avoir (enfin) cerné la façon dont fonctionnent les principaux associés et collaborateurs avec lesquels je suis amené à travailler régulièrement au sein du cabinet.
Quelques associés souhaitent être tenus au courant jour après jour de l'évolution des dossiers que je traite. Certains ne se préoccupent que du résultat final alors que d'autres collaborateurs prendraient mal le fait de ne pas avoir eu à donner leur aval à l'envoi d'un simple courrier ou à d'un fax anodin.
Ce décryptage de la méthode de travail ainsi que des attentes des uns et des autres est censé, s'il se confirme dans le temps, m'apporter un précieux gain de temps et d'énergie.
Pourvu que la semaine prochaine ne vienne pas battre en brèche mes toutes nouvelles certitudes et ne contredise pas l'image que je me fais des volontés des uns et des autres.
dimanche 30 novembre 2008
En pratique…
Plus le temps passe et plus je suis convaincu que ce métier demande une réelle capacité d'adaptation, notamment face aux situations d'urgence.
La tâche d'un collaborateur consiste bien souvent à travailler sur un ou plusieurs dossiers confiés par un ou plusieurs associés du cabinet (lesquels dossiers étant identifiés comme urgent de par les délais accordés pour les terminer) avant de voir arriver une urgence définie expressément par un autre associé comme étant encore plus urgente que les précédentes (puisqu'à terminer le jour même et parfois dans les 5 ou 6 heures qui suivent).
Résultat des courses, vous devez gérer au mieux cette situation qui veut que tout doit toujours être remis aux différents intéressés dans les temps mais que le temps qui vous était accordé pour le faire a subitement fondu comme neige au soleil.
C'est là que la communication au sein du cabinet est utile.
Si les informations circulent entre ceux qui vous ont confié du travail à réaliser et que vous savez qu'il vous sera impossible de tout terminer dans les temps (sauf à y passer des nuits entières), vous pourrez plus facilement refuser le travail que l’on tente de vous confier.
Si ce n'est pas le cas, il deviendra beaucoup plus difficile d'expliquer votre refus sans froisser les susceptibilités des uns et des autres.
Et dire qu'en théorie votre statut de collaborateur libéral fait que vous devriez être en mesure de trouver du temps pour développer votre clientèle personnelle...
La tâche d'un collaborateur consiste bien souvent à travailler sur un ou plusieurs dossiers confiés par un ou plusieurs associés du cabinet (lesquels dossiers étant identifiés comme urgent de par les délais accordés pour les terminer) avant de voir arriver une urgence définie expressément par un autre associé comme étant encore plus urgente que les précédentes (puisqu'à terminer le jour même et parfois dans les 5 ou 6 heures qui suivent).
Résultat des courses, vous devez gérer au mieux cette situation qui veut que tout doit toujours être remis aux différents intéressés dans les temps mais que le temps qui vous était accordé pour le faire a subitement fondu comme neige au soleil.
C'est là que la communication au sein du cabinet est utile.
Si les informations circulent entre ceux qui vous ont confié du travail à réaliser et que vous savez qu'il vous sera impossible de tout terminer dans les temps (sauf à y passer des nuits entières), vous pourrez plus facilement refuser le travail que l’on tente de vous confier.
Si ce n'est pas le cas, il deviendra beaucoup plus difficile d'expliquer votre refus sans froisser les susceptibilités des uns et des autres.
Et dire qu'en théorie votre statut de collaborateur libéral fait que vous devriez être en mesure de trouver du temps pour développer votre clientèle personnelle...
dimanche 23 novembre 2008
Une très belle soirée
Hier soir avait donc lieu le Gala de ma promotion (Pierre Mazeaud). J’avais assisté l’an dernier à celui organisé par la Promotion Christine Lagarde et je dois dire que j’avais un peu peur que la soirée ne soit pas aussi réussie.
Au final, je n’ai vraiment pas été déçu. Le Gala s'est déroulé à l’Espace Pierre Cardin. Une très jolie salle située à deux pas de la place de la Concorde. Les festivités ont débuté par une pièce de théâtre à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assister, faute de places suffisantes, mais dont j’ai entendu le plus grand bien.
La soirée s’est poursuivie sur le dance floor avec Dj Stepanoff aux platines. J'ai pu profiter d'une excellente programmation musicale ainsi que de salles aux ambiances diverses et variées.
Les organisateurs de la soirée avaient installé une salle "casino" assez bluffante dans laquelle il était possible de jouer au poker, au black jack ainsi qu'à la roulette.
Cette fête, qui marquait la fin officielle d'une époque et que j’ai notamment pu partager avec des amis de l'école qui avaient massivement répondu présents, m'a vraiment beaucoup plu.
Au final, je n’ai vraiment pas été déçu. Le Gala s'est déroulé à l’Espace Pierre Cardin. Une très jolie salle située à deux pas de la place de la Concorde. Les festivités ont débuté par une pièce de théâtre à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assister, faute de places suffisantes, mais dont j’ai entendu le plus grand bien.
La soirée s’est poursuivie sur le dance floor avec Dj Stepanoff aux platines. J'ai pu profiter d'une excellente programmation musicale ainsi que de salles aux ambiances diverses et variées.
Les organisateurs de la soirée avaient installé une salle "casino" assez bluffante dans laquelle il était possible de jouer au poker, au black jack ainsi qu'à la roulette.
Cette fête, qui marquait la fin officielle d'une époque et que j’ai notamment pu partager avec des amis de l'école qui avaient massivement répondu présents, m'a vraiment beaucoup plu.
mercredi 19 novembre 2008
95% de travail, 5% de talent
J’ai passé un certain nombre d’entretiens ces trois dernières années que ce soit pour des stages ou pour trouver une collaboration et cela m’a permis de rencontrer des associés de cabinet qui avaient un franc parler ainsi qu’une forte personnalité.
Deux d’entre eux ont retenu particulièrement mon attention eu égard à la façon dont ils parlaient de leur métier.
Le premier m’avait tenu le discours suivant : « Vous savez Monsieur, le métier d’avocat c’est 95% de travail et 5% de talent. Je ne saurais vous affirmer que les collaborateurs de mon cabinet ont du talent…mais je peux vous dire qu’ils travaillent ».
Quelques mois plus tard, j’ai passé un entretien, non plus pour un stage mais pour une collaboration, et l’associé du cabinet qui m’a reçu m’a expliqué que son confrère (célèbre avocat du Barreau de Paris) que tout le monde qualifiait de très talentueux était avant tout un très grand bosseur.
De ces deux témoignages et fort de ma propre expérience en stage, j’en avais conclu deux choses :
- La première est que ce métier était fait pour des personnes qui n’avaient pas peur d’investir du temps sur les dossiers dont ils ont la charge. J’entends par là, plus de temps que ce qui est considéré comme le temps nécessaire pour rendre un travail correct.
- La seconde est qu’aussi talentueux que l’on soit (ou que l’on pense l’être), si le travail ne suivait pas…avoir du talent ne servait à rien…
Deux d’entre eux ont retenu particulièrement mon attention eu égard à la façon dont ils parlaient de leur métier.
Le premier m’avait tenu le discours suivant : « Vous savez Monsieur, le métier d’avocat c’est 95% de travail et 5% de talent. Je ne saurais vous affirmer que les collaborateurs de mon cabinet ont du talent…mais je peux vous dire qu’ils travaillent ».
Quelques mois plus tard, j’ai passé un entretien, non plus pour un stage mais pour une collaboration, et l’associé du cabinet qui m’a reçu m’a expliqué que son confrère (célèbre avocat du Barreau de Paris) que tout le monde qualifiait de très talentueux était avant tout un très grand bosseur.
De ces deux témoignages et fort de ma propre expérience en stage, j’en avais conclu deux choses :
- La première est que ce métier était fait pour des personnes qui n’avaient pas peur d’investir du temps sur les dossiers dont ils ont la charge. J’entends par là, plus de temps que ce qui est considéré comme le temps nécessaire pour rendre un travail correct.
- La seconde est qu’aussi talentueux que l’on soit (ou que l’on pense l’être), si le travail ne suivait pas…avoir du talent ne servait à rien…
vendredi 14 novembre 2008
Dans la peau d'un avocat
Cela fait quelques jours que je peux m'apercevoir de ce que cela fait d'être un avocat à part entière.
Pour être honnête, pour moi cela ne change pas grand chose. Tout, ou presque, se situe dans la façon dont les gens me regardent et agissent à mon égard.
Quand vous portez la robe aux Palais, tous les avocats vous saluent avec le sourire et vous servent à l'envi du « cher confrère » tandis que les greffiers, clients et autres juges vous appellent Maître.
La différence est notable entre la période où j'allais aux audiences en costume et maintenant que je m'y présente en robe. Je passe subitement de quasi-invisible à quasi-incontournable.
L'autre différence tient aussi dans la façon dont les gens me regardent.
Quand j'étais encore élève-avocat, et ayant une sainte horreur de me faire passer pour ce que je ne suis pas vraiment, j'avais tendance à expliquer la subtilité de mon statut à toutes les personnes qui me le demandaient. J'étais un avocat en devenir mais pas encore totalement un avocat.
Maintenant que je suis un vrai avocat, je réponds de façon lapidaire : « avocat » à tous ceux qui se posent la question de savoir quel est mon métier.
Pour le grand public, ce métier véhicule énormément de clichés : Nous sommes tantôt des spécialistes du mensonge extrêmement riches et uniquement intéressés par l'argent tantôt des défenseurs de violeurs récidivistes tantôt des génies du verbe rompus à l'art de la plaidoirie.
Dans ces conditions, il devient difficile de ne pas faire réagir quand vous annoncez le métier que vous faîtes.
A quelques exceptions près, soit la personne qui vous fait face, écourte plus ou moins adroitement la conversation au motif qu'elle a horreur des avocats et que parlez avec vous n'y changera rien, soit (et c'est beaucoup plus fréquent), elle ne vous lâche plus de la soirée afin que vous lui confiez le plus d'anecdotes possible sur ce métier qu'elle trouve "tout simplement fascinant".
Dans la peau d'un avocat, rien ne change pour vous si ce n'est la façon dont les autres vous perçoivent. Mais c’est bien connu, « l’enfer, ... ».
Pour être honnête, pour moi cela ne change pas grand chose. Tout, ou presque, se situe dans la façon dont les gens me regardent et agissent à mon égard.
Quand vous portez la robe aux Palais, tous les avocats vous saluent avec le sourire et vous servent à l'envi du « cher confrère » tandis que les greffiers, clients et autres juges vous appellent Maître.
La différence est notable entre la période où j'allais aux audiences en costume et maintenant que je m'y présente en robe. Je passe subitement de quasi-invisible à quasi-incontournable.
L'autre différence tient aussi dans la façon dont les gens me regardent.
Quand j'étais encore élève-avocat, et ayant une sainte horreur de me faire passer pour ce que je ne suis pas vraiment, j'avais tendance à expliquer la subtilité de mon statut à toutes les personnes qui me le demandaient. J'étais un avocat en devenir mais pas encore totalement un avocat.
Maintenant que je suis un vrai avocat, je réponds de façon lapidaire : « avocat » à tous ceux qui se posent la question de savoir quel est mon métier.
Pour le grand public, ce métier véhicule énormément de clichés : Nous sommes tantôt des spécialistes du mensonge extrêmement riches et uniquement intéressés par l'argent tantôt des défenseurs de violeurs récidivistes tantôt des génies du verbe rompus à l'art de la plaidoirie.
Dans ces conditions, il devient difficile de ne pas faire réagir quand vous annoncez le métier que vous faîtes.
A quelques exceptions près, soit la personne qui vous fait face, écourte plus ou moins adroitement la conversation au motif qu'elle a horreur des avocats et que parlez avec vous n'y changera rien, soit (et c'est beaucoup plus fréquent), elle ne vous lâche plus de la soirée afin que vous lui confiez le plus d'anecdotes possible sur ce métier qu'elle trouve "tout simplement fascinant".
Dans la peau d'un avocat, rien ne change pour vous si ce n'est la façon dont les autres vous perçoivent. Mais c’est bien connu, « l’enfer, ... ».
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