L’urgence est ce qui a le caractère de ce qui est urgent. C’est par définition une situation à laquelle on doit remédier sans délai.
Dans la profession d’avocat, tout ou presque a le caractère de ce qui est urgent, puisque quasiment tout ce qui est confié par le client à l’associé est désigné comme urgent et que, par voie de conséquence, tout ce qui parvient au collaborateur l’est tout autant, sinon plus.
Tous les clients ne prétendent pas à tort ou par pure volonté de mettre sous pression leurs avocats qu’ils ont un besoin urgent de la réponse à la question qu’ils leur posent, mais j’ai pu constater que bon nombre des réponses données dans un délai court, au prétexte que le client en avait un besoin impérieux, n’avaient en réalité aucun caractère urgent.
L’avocat est parfois responsable de cet état de fait. Parce qu’en période de crise, il est encore plus soumis que par le passé à la « concurrence » de ses confrères, il préfère parfois répondre favorablement aux doléances les plus folles de son client que de le laisser croire qu’il pourrait être mieux conseillé et dans un délai plus court par un autre cabinet.
Sans pouvoir affirmer que cet état d’esprit est pour seul responsable de la pression continue qui est mise sur les collaborateurs, je ne peux pourtant pas m’empêcher de croire qu’il n’y a aucun lien de cause à effet.
D’ailleurs, quand j’observe la façon dont certains associés de mon cabinet gèrent les pseudos urgences de certains de leurs clients (qui ne prennent le temps de lire la « fameuse » consultation urgente que deux semaines après son envoi), je me dis que l’une des raisons pour lesquelles je souhaite un jour monter mon propre cabinet tient au fait que j’aimerai pouvoir expliquer à mes clients ce qu’est vraiment...« une situation à laquelle on doit remédier sans délai ».
mardi 24 janvier 2012
lundi 2 janvier 2012
Quel est votre objectif ?
C'est l'une des questions les plus posées lors des entretiens toutes professions confondues. Elle est en général présentée sous une formulation plus subtile, du type : « Où vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans ? »
On y répond, à quelques exceptions près, en omettant d'indiquer tout ou partie de ses réelles volontés.
Difficile d'assener à un futur employeur que l'on souhaite s'enrichir de son expérience afin de monter plus tard sa propre structure, sans lui donner immédiatement l'envie de recruter quelqu'un dont le dévouement sur le long terme sera plus affirmé que le vôtre.
À l'inverse, indiquer que l'on souhaite devenir un futur associé de son cabinet a quelque chose de (trop) présomptueux.
D'un point de vue personnel, j'ai toujours trouvé utile de me fixer des objectifs à court ou moyen terme.
Pour une profession aussi brutale que celle d'avocat, cela peut s'avérer utile.
Exception faite de l'avocat salarié, tout collaborateur s'expose de par son statut à l'éventualité d'être viré du jour ou lendemain par son cabinet, avec 3 mois de préavis pour seule indemnité.
Il est donc inscrit dans l'ADN de ce métier une certaine forme de précarité.
Puisqu'il n'aura pas droit aux ASSEDIC, l’avocat est condamné à rebondir très vite.
Il est important pour l’avocat collaborateur d'avoir un ou plusieurs objectifs précis, de ne jamais les perdre de vue, mais également de prévoir un plan B, dans l’hypothèse où l’imprévisible finisse par se produire.
Bonne année 2012.
On y répond, à quelques exceptions près, en omettant d'indiquer tout ou partie de ses réelles volontés.
Difficile d'assener à un futur employeur que l'on souhaite s'enrichir de son expérience afin de monter plus tard sa propre structure, sans lui donner immédiatement l'envie de recruter quelqu'un dont le dévouement sur le long terme sera plus affirmé que le vôtre.
À l'inverse, indiquer que l'on souhaite devenir un futur associé de son cabinet a quelque chose de (trop) présomptueux.
D'un point de vue personnel, j'ai toujours trouvé utile de me fixer des objectifs à court ou moyen terme.
Pour une profession aussi brutale que celle d'avocat, cela peut s'avérer utile.
Exception faite de l'avocat salarié, tout collaborateur s'expose de par son statut à l'éventualité d'être viré du jour ou lendemain par son cabinet, avec 3 mois de préavis pour seule indemnité.
Il est donc inscrit dans l'ADN de ce métier une certaine forme de précarité.
Puisqu'il n'aura pas droit aux ASSEDIC, l’avocat est condamné à rebondir très vite.
Il est important pour l’avocat collaborateur d'avoir un ou plusieurs objectifs précis, de ne jamais les perdre de vue, mais également de prévoir un plan B, dans l’hypothèse où l’imprévisible finisse par se produire.
Bonne année 2012.
samedi 10 décembre 2011
Des œufs, un panier et une crise
J’ai commencé à exercer ce métier alors que LA crise avait déjà commencé.
Parce qu’en temps de crise, les entreprises ont tendance à tirer sur les prix de tous les prestataires avec lesquels elles travaillent, les cabinets d’avocats n’ont pas tardé à en faire les frais.
Des cabinets ont dû se séparer de collaborateurs et même d’associés pour s’adapter à la nouvelle conjoncture.
Indépendamment de cette crise, des confrères et amis plus expérimentés que moi, à la tête de leurs propres structures ou associés, m’ont régulièrement alerté sur le fait qu’il ne faut jamais faire dépendre l’équilibre d’un cabinet d’un seul et même client, pour la bonne et simple raison que si celui-ci devait prendre la décision de partir, le cabinet aurait de grandes difficultés à s’en remettre.
Le problème, quand on est avocat, est que les circonstances font qu’avec le temps, sans pour autant que ce soit l’unique client, vous devez inexorablement une grande partie de votre chiffre d’affaires à une seule et même entité.
Les circonstances font qu’un client, qui a confiance en vous, vous confie toujours plus du travail et qu’un avocat, quel qu’il soit, lui répond rarement :« Ecoutez non, je n’ai pas envie de faire dépendre une trop grande partie de mon chiffre d’affaires de votre structure, donc confiez plutôt ce travail à l’un de mes confrères ».
Là où cela se complique c’est quand cette structure, pour des raisons extérieures à la qualité de votre travail, est liquidée ou, et c’est encore plus fréquent en temps de crise, quand elle se fait racheter par son principal concurrent, lequel a déjà pleine confiance en son cabinet d’avocats habituel et ne souhaite donc pas en changer.
A cet instant, et cela vient d’arriver au cabinet dans lequel exerce l’un de mes confrères, vous vous rappelez, qu’en temps de crise les équilibres sont encore plus instables que d’ordinaire et qu’il vaut mieux avoir, sur le long terme, 20 clients réguliers qui paient 2.000 que 3 clients fidèles qui paient 30.000…
Une histoire d’œufs, de panier...et de crise.
Parce qu’en temps de crise, les entreprises ont tendance à tirer sur les prix de tous les prestataires avec lesquels elles travaillent, les cabinets d’avocats n’ont pas tardé à en faire les frais.
Des cabinets ont dû se séparer de collaborateurs et même d’associés pour s’adapter à la nouvelle conjoncture.
Indépendamment de cette crise, des confrères et amis plus expérimentés que moi, à la tête de leurs propres structures ou associés, m’ont régulièrement alerté sur le fait qu’il ne faut jamais faire dépendre l’équilibre d’un cabinet d’un seul et même client, pour la bonne et simple raison que si celui-ci devait prendre la décision de partir, le cabinet aurait de grandes difficultés à s’en remettre.
Le problème, quand on est avocat, est que les circonstances font qu’avec le temps, sans pour autant que ce soit l’unique client, vous devez inexorablement une grande partie de votre chiffre d’affaires à une seule et même entité.
Les circonstances font qu’un client, qui a confiance en vous, vous confie toujours plus du travail et qu’un avocat, quel qu’il soit, lui répond rarement :« Ecoutez non, je n’ai pas envie de faire dépendre une trop grande partie de mon chiffre d’affaires de votre structure, donc confiez plutôt ce travail à l’un de mes confrères ».
Là où cela se complique c’est quand cette structure, pour des raisons extérieures à la qualité de votre travail, est liquidée ou, et c’est encore plus fréquent en temps de crise, quand elle se fait racheter par son principal concurrent, lequel a déjà pleine confiance en son cabinet d’avocats habituel et ne souhaite donc pas en changer.
A cet instant, et cela vient d’arriver au cabinet dans lequel exerce l’un de mes confrères, vous vous rappelez, qu’en temps de crise les équilibres sont encore plus instables que d’ordinaire et qu’il vaut mieux avoir, sur le long terme, 20 clients réguliers qui paient 2.000 que 3 clients fidèles qui paient 30.000…
Une histoire d’œufs, de panier...et de crise.
dimanche 4 décembre 2011
Merci Maître !
La reconnaissance du client est ce à quoi aspire tout avocat digne de ce nom.
On a tendance à nous expliquer que l’avocat à un adversaire naturel qui serait la partie adverse, mais que, parfois, son propre client peut lui poser des difficultés.
C’est particulièrement vrai quand son client lui ment et dessert ainsi ses propres intérêts ou encore, cas plus fréquent, quand ce dernier accepte mal les recommandations de son conseil.
Dans ces conditions, cela vous oblige, d’abord, à redoubler de force de persuasion pour convaincre votre client de la justesse de votre stratégie, avant même de commencer à persuader le Tribunal de la pertinence de votre argumentation.
Parce que l’issue d’un litige est toujours incertaine, j’ai tendance à ne jamais rien promettre à mes clients et ce, même quand l’affaire paraît gagnée d’avance.
J’ai vu trop de retournements de situations où, « sans trop savoir pourquoi » un Tribunal décidait que la partie adverse était totalement dans son droit et que le client que je défendais avait soit partiellement, soit complètement tort, pour promettre quoi que ce soit, à qui que ce soit.
Dans ces conditions, même si la voie de l’appel reste ouverte, vous devrez faire avec la déception de votre client qui attendra plusieurs mois avant qu’un nouveau degré de juridiction lui donne enfin raison.
En revanche, l’un des avantages de ne jamais rien promettre tient dans l’effet de surprise qui naît chez votre client quand vous lui annoncez LA bonne nouvelle.
Vous pouvez lui expliquer que vous vous êtes gardé de tout triomphalisme avant qu’un jugement soit rendu, mais que le Tribunal a fait droit à l’ensemble de ses demandes.
A cet instant vous avez invariablement droit à un silence suivi d’un : « Merci beaucoup Maître ! », plus ou moins teinté d’émotion selon l’importance de l’enjeu pour le client.
Une vraie satisfaction pour l'avocat que vous êtes.
On a tendance à nous expliquer que l’avocat à un adversaire naturel qui serait la partie adverse, mais que, parfois, son propre client peut lui poser des difficultés.
C’est particulièrement vrai quand son client lui ment et dessert ainsi ses propres intérêts ou encore, cas plus fréquent, quand ce dernier accepte mal les recommandations de son conseil.
Dans ces conditions, cela vous oblige, d’abord, à redoubler de force de persuasion pour convaincre votre client de la justesse de votre stratégie, avant même de commencer à persuader le Tribunal de la pertinence de votre argumentation.
Parce que l’issue d’un litige est toujours incertaine, j’ai tendance à ne jamais rien promettre à mes clients et ce, même quand l’affaire paraît gagnée d’avance.
J’ai vu trop de retournements de situations où, « sans trop savoir pourquoi » un Tribunal décidait que la partie adverse était totalement dans son droit et que le client que je défendais avait soit partiellement, soit complètement tort, pour promettre quoi que ce soit, à qui que ce soit.
Dans ces conditions, même si la voie de l’appel reste ouverte, vous devrez faire avec la déception de votre client qui attendra plusieurs mois avant qu’un nouveau degré de juridiction lui donne enfin raison.
En revanche, l’un des avantages de ne jamais rien promettre tient dans l’effet de surprise qui naît chez votre client quand vous lui annoncez LA bonne nouvelle.
Vous pouvez lui expliquer que vous vous êtes gardé de tout triomphalisme avant qu’un jugement soit rendu, mais que le Tribunal a fait droit à l’ensemble de ses demandes.
A cet instant vous avez invariablement droit à un silence suivi d’un : « Merci beaucoup Maître ! », plus ou moins teinté d’émotion selon l’importance de l’enjeu pour le client.
Une vraie satisfaction pour l'avocat que vous êtes.
mardi 29 novembre 2011
C’est différent, mais tout aussi intense
Le titre de ce post est exactement la réponse que j’ai donnée à un stagiaire du cabinet quand il est venu me demander ce qui changeait entre mes débuts d’avocats et mon état d’esprit 3 ans plus tard.
Je lui ai expliqué que l’on maitrise indéniablement mieux son sujet.
On rédige mieux, plus vite et de façon plus pertinente les consultations et autres conclusions que l’on nous confie.
On est beaucoup plus sûr de nous et des positions que l’on prend. Voilà pour le positif.
Le paradoxe de cette situation vient du fait que cette « maitrise » durement acquise, qui devrait normalement rendre nos journées moins stressantes, est la principale raison pour laquelle nous avons désormais beaucoup moins de temps pour faire beaucoup plus de choses.
Evidemment, vous n’êtes pas le seul à vous être rendu compte de votre progression. Les associés de votre cabinet s’en sont aperçus et exigent maintenant de vous, qui n’êtes plus « un junior de chez junior », un travail encore plus impeccable, précis et surtout en conformité avec ce qu’il vous paie désormais (parce que vous avez été très généreusement augmenté de + ou - 10% chaque année malgré la crise).
Et cela, c’est sans compter vos clients personnels pour lesquels vous acceptez de gérer des dossiers plus complexes et plus pointus qu’à vos débuts.
Dès lors, comme je le disais au stagiaire qui espérait que je lui dise qu’avec le temps et l’expérience le métier d’avocat devenait plus facile à appréhender…« rassurez-vous, 3 ans après, c’est différent, mais tout aussi intense ».
Je lui ai expliqué que l’on maitrise indéniablement mieux son sujet.
On rédige mieux, plus vite et de façon plus pertinente les consultations et autres conclusions que l’on nous confie.
On est beaucoup plus sûr de nous et des positions que l’on prend. Voilà pour le positif.
Le paradoxe de cette situation vient du fait que cette « maitrise » durement acquise, qui devrait normalement rendre nos journées moins stressantes, est la principale raison pour laquelle nous avons désormais beaucoup moins de temps pour faire beaucoup plus de choses.
Evidemment, vous n’êtes pas le seul à vous être rendu compte de votre progression. Les associés de votre cabinet s’en sont aperçus et exigent maintenant de vous, qui n’êtes plus « un junior de chez junior », un travail encore plus impeccable, précis et surtout en conformité avec ce qu’il vous paie désormais (parce que vous avez été très généreusement augmenté de + ou - 10% chaque année malgré la crise).
Et cela, c’est sans compter vos clients personnels pour lesquels vous acceptez de gérer des dossiers plus complexes et plus pointus qu’à vos débuts.
Dès lors, comme je le disais au stagiaire qui espérait que je lui dise qu’avec le temps et l’expérience le métier d’avocat devenait plus facile à appréhender…« rassurez-vous, 3 ans après, c’est différent, mais tout aussi intense ».
samedi 29 octobre 2011
« Non, je ne suis pas magicien »
Il m’arrive régulièrement de recevoir des clients qui se méprennent quelque peu sur les capacités d’un avocat.
Certes, il est possible, dans certains domaines, notamment en droit pénal, de traquer la faille d’un dossier et de s’en servir pour sortir son client d’une situation particulièrement compromise.
J’ai d’ailleurs tendance à penser que ce domaine du droit, très médiatisé, contribue fortement à faire croire au grand public que le droit n’est qu’affaire de faille juridique à trouver pour pouvoir s’en sortir à bon compte.
Il arrive, en effet, dans certaines matières très techniques, qu’une erreur, d’apparence minime, ait été commise par votre contradicteur. Mais cela est donc conditionné par le fait que votre confrère ne soit pas un avocat déjà rompu à la procédure en la matière.
Le droit et la magie ont ceci de différent qu’il n’est pas possible pour un avocat de faire disparaître des preuves accablantes, ni même de convaincre un juge qu’une pomme est en fait un cheval.
C’est ce qui est souvent difficile à expliquer au client qui vient vous voir pour que tel un illusionniste vous trouviez LA faille qui lui permettra de sortir par le haut d’une situation dans laquelle il a pourtant tort à 100%.
Dans ce type de situation, je choisis d’être le plus clair possible avec le client.
« Oui, votre affaire me paraît mal engagée »…
« Oui, je vais tenter de voir si des arguments pertinents peuvent être opposés à votre contradicteur »…
« Non, je ne suis pas magicien ».
Certes, il est possible, dans certains domaines, notamment en droit pénal, de traquer la faille d’un dossier et de s’en servir pour sortir son client d’une situation particulièrement compromise.
J’ai d’ailleurs tendance à penser que ce domaine du droit, très médiatisé, contribue fortement à faire croire au grand public que le droit n’est qu’affaire de faille juridique à trouver pour pouvoir s’en sortir à bon compte.
Il arrive, en effet, dans certaines matières très techniques, qu’une erreur, d’apparence minime, ait été commise par votre contradicteur. Mais cela est donc conditionné par le fait que votre confrère ne soit pas un avocat déjà rompu à la procédure en la matière.
Le droit et la magie ont ceci de différent qu’il n’est pas possible pour un avocat de faire disparaître des preuves accablantes, ni même de convaincre un juge qu’une pomme est en fait un cheval.
C’est ce qui est souvent difficile à expliquer au client qui vient vous voir pour que tel un illusionniste vous trouviez LA faille qui lui permettra de sortir par le haut d’une situation dans laquelle il a pourtant tort à 100%.
Dans ce type de situation, je choisis d’être le plus clair possible avec le client.
« Oui, votre affaire me paraît mal engagée »…
« Oui, je vais tenter de voir si des arguments pertinents peuvent être opposés à votre contradicteur »…
« Non, je ne suis pas magicien ».
vendredi 21 octobre 2011
LE client est roi
Même si tous les clients ont vocation à être traités de la même façon, cela reste en pratique un vœu pieux.
Je connais très peu d’avocats qui ne soient pas débordés, ou en passe de l’être.
Dans ces conditions, selon l’importance du client dans son activité, une différence de traitement sera opérée eu égard à la nécessité de rationaliser le temps de travail.
Je suis confronté depuis quelques mois à cette situation. J’ai un gros et très exigeant client à gérer (le cabinet dans lequel j’effectue ma collaboration), deux clients personnels importants à mes yeux au motif que je les gère seul (et parce que plus le temps passe et plus ils me confient de dossiers à traiter), et enfin quelques petits clients qui s’adressent à moi pour des affaires ponctuelles.
Je dois reconnaître que l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent certains de mes confrères qui ne savent, ne veulent ou ne pas peuvent pas refuser un dossier, ne me fait pas rêver.
J’essaye donc, même si c’est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît, de veiller à ne m’engager qu’à faire ce que je serai en mesure de réaliser dans les délais impartis, eu égard à mon état de charge.
Cela implique très souvent de faire primer, d’une façon ou d’une autre, les doléances des clients "importants" sur celles de ceux qui le sont moins...
Je connais très peu d’avocats qui ne soient pas débordés, ou en passe de l’être.
Dans ces conditions, selon l’importance du client dans son activité, une différence de traitement sera opérée eu égard à la nécessité de rationaliser le temps de travail.
Je suis confronté depuis quelques mois à cette situation. J’ai un gros et très exigeant client à gérer (le cabinet dans lequel j’effectue ma collaboration), deux clients personnels importants à mes yeux au motif que je les gère seul (et parce que plus le temps passe et plus ils me confient de dossiers à traiter), et enfin quelques petits clients qui s’adressent à moi pour des affaires ponctuelles.
Je dois reconnaître que l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent certains de mes confrères qui ne savent, ne veulent ou ne pas peuvent pas refuser un dossier, ne me fait pas rêver.
J’essaye donc, même si c’est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît, de veiller à ne m’engager qu’à faire ce que je serai en mesure de réaliser dans les délais impartis, eu égard à mon état de charge.
Cela implique très souvent de faire primer, d’une façon ou d’une autre, les doléances des clients "importants" sur celles de ceux qui le sont moins...
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