L'avocat que je suis est, comme tant d'autres, constamment à la recherche de temps.
Non content d'avoir beaucoup de travail en tant que collaborateur, j'ai
choisi d'y ajouter une clientèle personnelle assez conséquente et, il faut bien le dire, de
plus en plus "envahissante".
Mes clients personnels sont assez contents de ce que je fais pour eux,
mais au delà du contenu du travail que j'effectue pour leur compte, ils
aiment ce qu'ils perçoivent chez moi comme une forme de disponibilité.
Le client lambda a, à tort, l'impression que son avocat n'est jamais disponible ou très peu.
Dès lors, quand vous faites montre de disponibilité ainsi que d'une certaine
forme de diligence, cela conforte votre client dans l'idée que vous n'êtes
pas "un avocat comme les autres".
Le fait est que, le succès aidant, vous êtes condamné à devenir chaque jour
un peu moins disponible que par le passé et donc à décevoir ceux de vos
clients qui aimaient cette qualité chez vous.
Il est néanmoins dans l'ordre des choses et dans le fonctionnement de
tout cabinet d'avocats que des clients réguliers partent un jour et que
d'autres prennent leur place.
Le tout étant de faire en sorte que ceux qui partent, quelles qu'en soient les raisons, soient toujours moins nombreux que ceux qui décident de vous rejoindre.
lundi 1 octobre 2012
samedi 11 août 2012
Dans l’air du temps
Je vais bientôt fêter mes 4 ans de barreau et passer par la même occasion dans ma cinquième année d’exercice.
Cela fait de moi un peu plus qu’un junior et un peu moins qu’un senior. Je suis donc un middle.
Si j’en crois les confrères avec lesquels je discute régulièrement, ce niveau d’expérience pousse encore plus que par le passé à une réflexion globale sur la suite de sa carrière d’avocat.
Certains estiment avoir fait le tour de la profession et souhaitent se réorienter en entreprise afin de devenir juriste alors que d’autres jouent à fond le jeu de la collaboration en espérant faire leur trou et réussir à gravir les échelons dans leur cabinet ou dans un autre.
Mais le sujet de discussion du moment est bel et bien celui de l’installation. Pour des raisons différentes d’ailleurs.
Quelques uns considèrent qu’ils ont suffisamment d’expertise pour pouvoir prétendre gérer seuls leurs propres dossiers, d’autres savent qu’ils ne veulent (ou ne peuvent) devenir associé au sein de leur structure. Ils ont souvent pour point commun d’avoir toujours poursuivi la volonté de créer leur cabinet et préparaient déjà ce moment dès le premier jour où ils sont devenus collaborateurs.
Cependant, à l’image de votre serviteur, beaucoup parlent d’installation sans avoir encore eu le courage de sauter le pas.
La crise (qui a toujours bon dos) n’incite pas vraiment à passer d’un statut où un virement est effectué chaque 29 du mois à celui d’une certaine forme d’incertitude du lendemain.
Le paradoxe est que malgré ce contexte défavorable les quelques personnes qui, autour de moi, ont tenté l’aventure risquée de l’installation ne l’ont vraiment pas regrettée.
Cela fait de moi un peu plus qu’un junior et un peu moins qu’un senior. Je suis donc un middle.
Si j’en crois les confrères avec lesquels je discute régulièrement, ce niveau d’expérience pousse encore plus que par le passé à une réflexion globale sur la suite de sa carrière d’avocat.
Certains estiment avoir fait le tour de la profession et souhaitent se réorienter en entreprise afin de devenir juriste alors que d’autres jouent à fond le jeu de la collaboration en espérant faire leur trou et réussir à gravir les échelons dans leur cabinet ou dans un autre.
Mais le sujet de discussion du moment est bel et bien celui de l’installation. Pour des raisons différentes d’ailleurs.
Quelques uns considèrent qu’ils ont suffisamment d’expertise pour pouvoir prétendre gérer seuls leurs propres dossiers, d’autres savent qu’ils ne veulent (ou ne peuvent) devenir associé au sein de leur structure. Ils ont souvent pour point commun d’avoir toujours poursuivi la volonté de créer leur cabinet et préparaient déjà ce moment dès le premier jour où ils sont devenus collaborateurs.
Cependant, à l’image de votre serviteur, beaucoup parlent d’installation sans avoir encore eu le courage de sauter le pas.
La crise (qui a toujours bon dos) n’incite pas vraiment à passer d’un statut où un virement est effectué chaque 29 du mois à celui d’une certaine forme d’incertitude du lendemain.
Le paradoxe est que malgré ce contexte défavorable les quelques personnes qui, autour de moi, ont tenté l’aventure risquée de l’installation ne l’ont vraiment pas regrettée.
jeudi 19 juillet 2012
La crise de la dette
Il n'aura échappé à personne que c'est la crise. Dans ce contexte, qui
dure déjà depuis plusieurs années, rares sont les cabinets à ne pas être
touchés.
Le plus surprenant est que nombre d'entre eux conservent un volume d'affaire important, voire en augmentation.
Étant donné que les clients ne se sont pas, malgré la crise, subitement arrêtés de confier des affaires ou des consultations à leurs avocats, la vraie difficulté tient bien souvent dans l'incapacité qu'ont ces avocats à se faire payer par l'ensemble de leurs clients.
Certains cabinets ont ainsi un chiffre d'affaire théorique en hausse tout en déplorant dans le même temps des impayés en constante augmentation.
Certains clients les paient 6 mois à 8 mois après l'édition de la facture tandis que d'autres ne les paient jamais en prétextant de difficultés financières sérieuses.
Paradoxalement, si vous facturez à hauteur de 14, mais que vous n'encaissez que 6, votre situation est peu ou prou la même que quand vous facturiez 8 et que vous n'encaissiez que 6, à ceci près que le travail généré par une facturation équivalente à 14 est considérablement supérieur à celui qui correspond à 8.
La situation commence à devenir vraiment compliquée quand le client qui dit ne pas trop savoir quand il sera en mesure de vous régler votre facture est précisément l'un des gros clients historiques de votre structure.
Dans ce cas de figure, vous avez le choix entre arrêter de réaliser des prestations pour son compte avec pour conséquence immédiate qu'il sollicite un autre cabinet pour le faire à votre place ou décider de continuer à travailler pour lui avec le risque que sa situation financière ne lui permette jamais de vous régler des sommes qui n'auront, en définitive, fait que s'accumuler.
En temps de crise, un avocat peut tout à fait travailler plus, tout en sachant qu'il gagnera moins.
Le plus surprenant est que nombre d'entre eux conservent un volume d'affaire important, voire en augmentation.
Étant donné que les clients ne se sont pas, malgré la crise, subitement arrêtés de confier des affaires ou des consultations à leurs avocats, la vraie difficulté tient bien souvent dans l'incapacité qu'ont ces avocats à se faire payer par l'ensemble de leurs clients.
Certains cabinets ont ainsi un chiffre d'affaire théorique en hausse tout en déplorant dans le même temps des impayés en constante augmentation.
Certains clients les paient 6 mois à 8 mois après l'édition de la facture tandis que d'autres ne les paient jamais en prétextant de difficultés financières sérieuses.
Paradoxalement, si vous facturez à hauteur de 14, mais que vous n'encaissez que 6, votre situation est peu ou prou la même que quand vous facturiez 8 et que vous n'encaissiez que 6, à ceci près que le travail généré par une facturation équivalente à 14 est considérablement supérieur à celui qui correspond à 8.
La situation commence à devenir vraiment compliquée quand le client qui dit ne pas trop savoir quand il sera en mesure de vous régler votre facture est précisément l'un des gros clients historiques de votre structure.
Dans ce cas de figure, vous avez le choix entre arrêter de réaliser des prestations pour son compte avec pour conséquence immédiate qu'il sollicite un autre cabinet pour le faire à votre place ou décider de continuer à travailler pour lui avec le risque que sa situation financière ne lui permette jamais de vous régler des sommes qui n'auront, en définitive, fait que s'accumuler.
En temps de crise, un avocat peut tout à fait travailler plus, tout en sachant qu'il gagnera moins.
mardi 19 juin 2012
La pratique de la confraternité
Si
j'en crois la définition figurant dans l'ouvrage d’André Damien et de Henri
Ader intitulé « Règles de la profession d’avocat » , la
confraternité est un principe essentiel qui impose à l’avocat de « s’efforcer
d’entretenir de bonnes relations avec ses confrères et à ne pas oublier la
solidarité qui les unit ».
Dans la pratique, appliquer à la lettre ce principe peut s’avérer plus compliqué qu’il n’y paraît.
Non pas parce que tous les avocats sont méchants et agressifs, mais parce qu'ils sont bien légitimement tiraillés entre l'intérêt de leur client et le respect à la lettre de la déontologie de leur profession.
Même si tromper volontairement son confrère ou le mettre dans l'embarras par ruse est inenvisageable pour tout avocat qui se respecte, le principe qui veut que chaque avocat défende son camp du mieux qu'il le peut implique qu'il puisse être parfois désagréable lors de l'audience avec celui qui défend les intérêts de son contradicteur et qu'il ne fasse aucun cadeau à son confrère.
A titre d'exemple, une erreur de procédure commise par un avocat impose de la part de son confrère qu'il fasse valoir devant la juridiction saisie les conséquences de cette erreur et non pas qu'il décroche immédiatement son téléphone pour dire à son confrère qu'il aurait tout intérêt s'y prendre autrement pour gagner son procès.
La respect de la confraternité impose néanmoins que vous ne confondiez votre confrère avec le client qu'il défend.
C'est d'ailleurs pour cette raison qu'après des échanges vifs et sans concession lors d’une audience de plaidoirie, vous pouvez et devez saluer votre confrère en partant, sans même qu'il soit exclu que vous puissiez sympathiser…voire bien vous entendre depuis de nombreuses années.
Parce que je sais que mes clients ont parfois du mal à cerner le bien fondé de cette différenciation, j'évite de faire étalage d'une trop grand confraternité face à eux.
jeudi 7 juin 2012
Entre trop et pas assez
Parmi les choses que je constate et qui semblent aller de soi quand on y
réfléchit bien, il y a celles qui tiennent au fait que plus vous trouvez de
temps à consacrer à un dossier et plus la qualité de votre travail s’en
ressentira.
Ce n’est pas parce que c’est simple à concevoir que c’est, pour autant, facile
à appliquer.
Etant donné que l’activité de collaborateur vous amène à être chroniquement
débordé, gérer, à côté de cela, vos propres clients en prenant le temps de
faire le travail le plus rigoureux et le plus élaboré possible n’est pas chose
aisée.
L’astuce, si on peut
vraiment utiliser ce terme, consiste à prendre des dossiers personnels en
tentant de ne pas dépasser la taille critique au delà de laquelle vous commencerez
à tout faire mal ou …moyennement bien.
Même si cela est plus
facile à dire qu’à faire, il faut parfois savoir refuser des dossiers
personnels qui, une fois passé l’engouement du début, se révèleront rapidement
très chronophages et donc fort préjudiciables au reste de votre activité.
Ce juste équilibre
devient plus évident à trouver après plus ou moins 4 ans d’expérience ;
moment où vous percevez beaucoup mieux qu’à vos débuts combien d’heures il sera
nécessaire de passer sur chacun des dossiers qui vous sont proposés et si oui
ou non il est envisageable que vous les ajoutiez à votre charge de travail.
Il est d’ailleurs
amusant de constater que plus vous décidez de vous consacrer à un nombre limité
de clients réguliers et plus vous réussissez à convaincre ces derniers que vous
êtes un avocat disponible, rigoureux et diligent, ce qui aura pour conséquence
immédiate qu'ils décideront de vous solliciter pour du travail, certes,
supplémentaire, mais qui aura l’avantage de ne pas accroitre le nombre de vos
interlocuteurs clients.
Ce qui dans des journées
où il n’est pas rare que vous receviez près d'une quizaine de coup de fil de clients
(cabinets et personnels) différents peut avoir son importance sur votre état de
forme en fin de journée.
lundi 14 mai 2012
Chasseurs de têtes et quête d'un idéal
Le fait d'avoir plus ou moins 4 ans d'expérience y est sans doute pour quelque chose, mais force est de constater que nombreux sont ceux qui, comme moi et certains de mes confrères, ont, ces derniers mois, eu à faire des choix importants en termes de carrière.
Le choix de l'installation est l'un d'entre eux. Il est lourd, implique une prise de risque incontestable, mais n'est pas le seul qui pose question.
Parce qu'un avocat de 4 ans d'expérience, dit middle (soit entre junior et senior) est un profil recherché sur le marché, il est régulièrement démarché par des chasseurs de tête, lesquels sont mandatés par des cabinets prêts à mettre le prix pour les avoir.
Quand un chasseur de têtes vous contacte, il le fait en général sans vous indiquer qui est son mandant. Ce n'est qu'après un entretien qu'il finit par vous confier l'identité du cabinet qui est intéressé par un profil comme le vôtre.
Dans un métier où, comme tant d'autres, vous ne pouvez espérer une augmentation conséquente de votre rémunération qu'en quittant votre cabinet pour un autre, les chasseurs de têtes font très souvent des propositions qui donnent à réfléchir, même aux collaborateurs qui se sentent bien là où ils sont.
Pour résumer : on vous promets très souvent une rémunération plus importante, dans une structure ayant plus de moyens, pour travailler sur des dossiers plus techniques et donc plus intéressants et tout cela auprès d'associés qui auront plus de considérations pour vous et pour la valeur ajoutée que vous leur apporterez.
Dans ces conditions, soit vous restez là où vous vous trouvez parce vous y trouvez votre compte, soit vous tentez une aventure qui, bien que risquée, présente l'avantage de vous donner des perspectives d'évolution que vous n'avez pas dans votre structure.
Quoi qu'il en soit, rares sont les avocats qui quittent un cabinet dans lequel ils se sentent bien uniquement pour des considérations d'ordre pécuniaire.
D'aucuns pourraient d'ailleurs me rétorquer que les collaborateurs qui se sentent vraiment bien dans leurs cabinets sont...rares.
Le choix de l'installation est l'un d'entre eux. Il est lourd, implique une prise de risque incontestable, mais n'est pas le seul qui pose question.
Parce qu'un avocat de 4 ans d'expérience, dit middle (soit entre junior et senior) est un profil recherché sur le marché, il est régulièrement démarché par des chasseurs de tête, lesquels sont mandatés par des cabinets prêts à mettre le prix pour les avoir.
Quand un chasseur de têtes vous contacte, il le fait en général sans vous indiquer qui est son mandant. Ce n'est qu'après un entretien qu'il finit par vous confier l'identité du cabinet qui est intéressé par un profil comme le vôtre.
Dans un métier où, comme tant d'autres, vous ne pouvez espérer une augmentation conséquente de votre rémunération qu'en quittant votre cabinet pour un autre, les chasseurs de têtes font très souvent des propositions qui donnent à réfléchir, même aux collaborateurs qui se sentent bien là où ils sont.
Pour résumer : on vous promets très souvent une rémunération plus importante, dans une structure ayant plus de moyens, pour travailler sur des dossiers plus techniques et donc plus intéressants et tout cela auprès d'associés qui auront plus de considérations pour vous et pour la valeur ajoutée que vous leur apporterez.
Dans ces conditions, soit vous restez là où vous vous trouvez parce vous y trouvez votre compte, soit vous tentez une aventure qui, bien que risquée, présente l'avantage de vous donner des perspectives d'évolution que vous n'avez pas dans votre structure.
Quoi qu'il en soit, rares sont les avocats qui quittent un cabinet dans lequel ils se sentent bien uniquement pour des considérations d'ordre pécuniaire.
D'aucuns pourraient d'ailleurs me rétorquer que les collaborateurs qui se sentent vraiment bien dans leurs cabinets sont...rares.
lundi 23 avril 2012
Une prime de risque
Il y a dans ce métier une prime de risque en faveur des avocats qui osent justement en prendre.
Je m’explique.
L’avocat collaborateur est une sorte de « super salarié » qui ne veut pas dire son nom. Il travaille beaucoup et n’a pas vraiment de limites en termes de temps de travail puisqu’il exerce une profession libérale qui n’est, de facto, pas soumise aux 35 heures.
On lui demande traditionnellement de rapporter, au minimum, 3 fois ce qu’il coûte. Au dessous de lui, on retrouve l’associé qui travaille également beaucoup, mais plus de la même façon qu’à l’époque où il était un jeune collaborateur.
Devenu en quelque sorte un patron (qui dit son nom et en adopte l'attitude), son temps de travail est partagé entre un peu de rédaction, beaucoup de relecture de conclusions et autres consultations rédigées en tout ou partie par ses collaborateurs et la gestion des clients et celle des relations avec de potentiels clients (déjeuners, dîners, conférences, etc…)
La position de l’avocat associé est cependant délicate. Non plus parce que ses journées de travail sont longues et éreintantes, mais surtout parce que le travail qu’il supervise se doit d’être conforme à ce qu’attend le client. Si quelque chose ne correspond pas, c’est sa responsabilité directe et non celle de ses collaborateurs qui sera engagée.
Du coup, même si la différence entre le salaire d’un collaborateur junior et celle de son associé est souvent impressionnante, elle se justifie pour de multiples raisons, dont celle du risque qui est pris par ce dernier.
De quoi tout de même donner envie à certains de prendre un jour CE risque de devenir un associé et non plus un collaborateur…
Je m’explique.
L’avocat collaborateur est une sorte de « super salarié » qui ne veut pas dire son nom. Il travaille beaucoup et n’a pas vraiment de limites en termes de temps de travail puisqu’il exerce une profession libérale qui n’est, de facto, pas soumise aux 35 heures.
On lui demande traditionnellement de rapporter, au minimum, 3 fois ce qu’il coûte. Au dessous de lui, on retrouve l’associé qui travaille également beaucoup, mais plus de la même façon qu’à l’époque où il était un jeune collaborateur.
Devenu en quelque sorte un patron (qui dit son nom et en adopte l'attitude), son temps de travail est partagé entre un peu de rédaction, beaucoup de relecture de conclusions et autres consultations rédigées en tout ou partie par ses collaborateurs et la gestion des clients et celle des relations avec de potentiels clients (déjeuners, dîners, conférences, etc…)
La position de l’avocat associé est cependant délicate. Non plus parce que ses journées de travail sont longues et éreintantes, mais surtout parce que le travail qu’il supervise se doit d’être conforme à ce qu’attend le client. Si quelque chose ne correspond pas, c’est sa responsabilité directe et non celle de ses collaborateurs qui sera engagée.
Du coup, même si la différence entre le salaire d’un collaborateur junior et celle de son associé est souvent impressionnante, elle se justifie pour de multiples raisons, dont celle du risque qui est pris par ce dernier.
De quoi tout de même donner envie à certains de prendre un jour CE risque de devenir un associé et non plus un collaborateur…
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